Je me présente…

•août 4, 2007 • Laisser un commentaire

Article de présentation.

Une Saison en Prison

•août 4, 2007 • Laisser un commentaire

« J’intitule ce recueil : une saison en prison. Attendu que j’y ai subi 25 saisons, 72 mois, 2372 jours et je ne compte pas les minutes, même si chacune d’elles fut comme le supplice de la goutte d’eau qui t’enveloppe comme une deuxième peau. Seule la mort peut, en définitive, annuler cette immense douleur morale que la vie m’a laissée en héritage. C’est pour cette raison, qu’aujourd’hui, je ne maudis pas la vie, je la hais. Je ne suis pas du monde entendu que je n’aime pas le monde qui ont fait de cette terre un immense dépotoir et qu’ils en sont fiers. Ma seule consolation est de ne pas être du monde, même si dans ce monde, je laisse aller mes pas dans ce qu’il y a de plus bas, la misère la plus complète. Je me complet dans ces bas étages de la société ou bons gens suivent la vie avec ennui. Ce n’est pas que je suis très communicatif, mais toujours est-t-il qu’il m’arrive d’en rencontrer qui ne soit pas du monde.Aujourd’hui, après cinq ans de liberté, je ne me suis jamais senti aussi enchaîné par les chaînes de vie. Quelquefois, quand j’ai des dollars, je m’évade en ingurgitant autant d’alcool que mes sous peuvent me procurer. Pauvre consolation qui ne dure que le temps d’une soûlerie. Et la vie m’entraîne dans l’ennui, sa fille chérie encore plus ignoble que la mère.On dirait que je porte en mon cour tous les malheurs du monde, alors que les miens me suffisent amplement. Mais les miens ne sont t’ils pas les mêmes pour tous? Les autres s’en dégagent, moi je m’y engage.

Ce doit être mon côté masochiste qui me fait fuir le bonheur et courir après le malheur. Celui que je construis, que j’édifie comme une tour. Naturellement, ma tour de malheur, je l’édifie le plus haut possible, le plus mal possible et je glisse sous ses fondations. Puis, j’enlève une brique et tout tombe sur mon coeur en un fracas épouvantable et pendant des jours mon coeur cri d’une façon lamentable. »

Le temps

•août 4, 2007 • Laisser un commentaire

Les jours se suivent et se ressemblent
Dans une platitude effarante
Les heures s’écoulent immuablement
Sans m’accorder le moindre changement

De son oeil triste et morne
Le temps reste et me lorgne
Tantôt m’abuse, tantôt m’ennui
J’ouvre un livre et je fuis

S’il y avait un auteur
Pour éclairer ma noirceur
J’irais joindre l’aube de la mort
Délivrer ceux par qui le tort

Ma plume caresse le papier
Attendant le moment où, à pieds
Là-bas, j’irai chercher ma muse
Saura-t’elle être de ruse?

Laissons le temps à son oeuvre
Supportant le fardeau de la preuve
Jusqu’au jour ou les nuages dissipés
Montreront des visages…?

D’ici ce jour heureux
Mon esprit je garnierai de richesses
Afin que l’amour de mes deux
Ne puisse rester dans la détresse
Jusqu’au jour où l’apocalypse
Tombera en une éternelle éclipse

Espoir

•août 4, 2007 • Laisser un commentaire

Qu’avons nous à espérer
Si ce n’est notre liberté
De l’étage au dessus de l’enfer
Attendant anxieusement un transfert

Espoir
Petite lueur dans le noir
Éloignant de mes veines
La lame de rasoir

Poursuivre ce chemin isolé
Dans l’espoir d’être libéré
Pour qu’enfin je puisse vivre
Sans me laisser aller à la dérive

Sauver mon âme
Des chemins tortueux
Qui sont de plus en plus nombreux

La Justice

•août 3, 2007 • Laisser un commentaire

La justice, cette vieille fille
Aux cent et un visages
Pareils a un quadrille
Qui te prend avec rageVisages hideux qui font peur
Aux corps flasques qui m’enlacent
Sous sa main, je gémis de douleur
Dans mon coeur, elle se fait place

Même en rêve, elle m’inonde
De sa peur immonde
Elle me cherche, la justice
Elle me veut comme amant
Et dans ma détresse
Je lui donne mon coeur d’enfant

Nous ne ferons pas d’enfants
Avec de grands yeux sombres

En se roulant dans le néant
Nous serons que des ombres.

 
Suivre

Get every new post delivered to your Inbox.